
Comment parler de la violence dans la Bible avec un enfant ?
La Bible contient des récits qui évoquent des conflits, des ruptures, des fautes graves et parfois la mort. Ces passages font partie intégrante du texte biblique et interrogent naturellement les parents lorsqu’il s’agit de les transmettre à un enfant.
La question n’est donc pas de savoir si la Bible parle de violence, mais comment raconter ces histoires à un enfant de manière juste, respectueuse et porteuse de sens, sans les édulcorer ni les rendre inquiétantes.
Pourquoi ces récits bibliques peuvent questionner les parents ?
Les récits bibliques prennent au sérieux la réalité humaine : la jalousie, la colère, l’injustice, la peur, la perte.
Lorsqu’un enfant y est confronté, ces histoires peuvent faire surgir :
- des émotions fortes
- des incompréhensions
- des questions profondes sur Dieu, le bien et le mal
Ces réactions sont normales. Elles montrent que le récit touche quelque chose de réel. C’est précisément pour cela que l’accompagnement de l’adulte est essentiel.
La vraie question : comment raconter ces histoires ?
Comment transmettre ces récits violents sans trahir leur profondeur, tout en les rendant accessibles à un enfant ?
Il s’agit de :
- trouver des mots ajustés
- donner des repères
- inscrire le récit dans une perspective de bonté, de relation et de sens
Transposer le récit biblique pour les enfants
Raconter la Bible à un enfant ne signifie pas la simplifier ou la lisser.
Il s’agit plutôt de transposer le récit, c’est-à-dire :
- réexpliquer
- rendre audible ce qui est dit, sans détourner le sens
- rester fidèle au texte tout en parlant le langage de l’enfance
C’est dans cette logique que les récits de BIBLUS sont travaillés, relus et ajustés, notamment par le Frère dominicain Olivier Catel, de l’École Biblique et Archéologique de Jérusalem afin de ne jamais tomber dans une simplification appauvrissante.
Nommer la violence sans la justifier
Dans certains récits bibliques, la violence est dite clairement :
- Caïn tue Abel
- lors de la Pâque, les premiers-nés égyptiens meurent
Ces événements ne sont ni effacés ni contournés. Ils sont racontés tels qu’ils se produisent, tout en étant mis en perspective.
L’enjeu est d’aider l’enfant à comprendre que :
- la violence est liée à des choix humains ou à des situations de rupture
- ces récits montrent les conséquences d’actes graves
- la Bible ne valorise pas la violence, loin de là, elle la traverse pour parler de justice, de responsabilité et de relation à Dieu
Relier les récits bibliques à des situations proches de l’enfant
Pour qu’un enfant puisse recevoir ces histoires, il est essentiel de les relier à des expériences qu’il connaît :
- la jalousie entre frères et sœurs (comme dans l’histoire de Caïn et Abel)
- le sentiment d’injustice
- la peur de perdre quelqu’un
- la colère qui déborde
Ces parallèles permettent à l’enfant de comprendre que la Bible parle aussi de ce qu’il vit, avec ses propres émotions.
Accueillir les questions sans chercher à tout expliquer
Face à un récit difficile, un enfant peut demander :
- « Pourquoi Dieu laisse faire ? »
- « Pourquoi quelqu’un meurt ? »
- « Est-ce que Dieu est gentil ? »
Il n’est pas nécessaire d’avoir une réponse parfaite.
Dire que certaines histoires sont complexes, que l’on peut y réfléchir ensemble, est déjà profondément rassurant.
Pourquoi l’audio est un support particulièrement adapté
L’audio permet :
- une immersion douce
- une narration incarnée
- un rythme qui laisse place à l’émotion
Avec BIBLUS, l’enfant écoute une histoire racontée, non lue, ce qui facilite la réception de récits forts.
La voix, le silence, le ton participent pleinement à la compréhension.
Faire confiance à la capacité de compréhension des enfants
Les enfants sont souvent plus capables qu’on ne le pense d’entendre des récits complexes, à condition d’être accompagnés.
Parler de la violence dans la Bible avec un enfant, ce n’est pas lui imposer une dureté inutile, c’est l’aider à mettre du sens sur des réalités humaines universelles.
Avec des mots simples, du temps et de l’écoute, ces récits peuvent devenir des sources de réflexion, de dialogue et de croissance.
✨Fabrique ton ange en papier ! ✨
Bonjour les ami(e)s, 👋
C’est Sophia !
Je suis dans le BIBLUS 🚍, en route vers le prochain épisode !
Pour m’occuper, j’ai eu une super idée : faire un ange en papier ! 👼
Depuis l’Annonciation, nous avons entendu plusieurs fois l’ange Gabriel, je l’aime beaucoup, il annonce plein de bonnes nouvelles, Élisabeth est enceinte, puis Marie ! Pour me souvenir de lui, j’ai essayé de le faire en origami et je crois bien que j’ai réussi. Veux-tu toi aussi le réaliser ? Je te montre !
Pour commencer voilà le matériel que j’ai utilisé :
Une feuille de papier blanc (cartonnée ou non) 🗒️
Une paire de ciseaux ✂️
Un crayon✏️
Un compas (ou pour les plus petits, tout autre objet permettant de faire un beau rond en en faisant le tour, par exemple une grande tasse)
Une règle 📏
Tes mains !🙌
Avant de commencer, regarde le résultat !

Étape 1 : Le patron
Dans le BIBLUS 🚍, il n’y a pas d’imprimante donc j’ai dessiné le patron de l’ange à la main ! Tu peux faire pareil !


1. Trace un beau rond avec un compas ou une grande tasse par exemple (en en faisant le tour avec ton crayon).
2. Trace un trait vertical divisant le cercle en deux.
3. Dessine les ailes par trois arcs de chaque coté du trait vertical.
4. Recopie mon dessin pour la tête de l’ange et trace les deux petits traits horizontaux avec ta règle.
Si tu veux imprimer mon modèle, tu peux aussi !
Étape 2 : Découpe ✂️
Prends ta paire de ciseaux et découpe le long du cercle, des ailes, autour de la tête, et enfin le long des petits traits horizontaux tracés à la règle.
Étape 3 : Pliage
Attrape l’aile de droite, et fais-la passer dans l’espace découpé le long du trait de horizontal gauche.
Bravo, tu as réalisé un ange en papier !!
Et maintenant 🤩…
Remonte à bord de BIBLUS 🚍, et revis l’Annonciation et la Visitation, avec ton ange à la main !
À la prochaine !
Sophia
La Bible contient des récits qui évoquent des conflits, des ruptures, des fautes graves et parfois la mort. Ces passages font partie intégrante du texte biblique et interrogent naturellement les parents lorsqu’il s’agit de les transmettre à un enfant.
La question n’est donc pas de savoir si la Bible parle de violence, mais comment raconter ces histoires à un enfant de manière juste, respectueuse et porteuse de sens, sans les édulcorer ni les rendre inquiétantes.
Pourquoi ces récits bibliques peuvent questionner les parents ?
Les récits bibliques prennent au sérieux la réalité humaine : la jalousie, la colère, l’injustice, la peur, la perte.
Lorsqu’un enfant y est confronté, ces histoires peuvent faire surgir :
- des émotions fortes
- des incompréhensions
- des questions profondes sur Dieu, le bien et le mal
Ces réactions sont normales. Elles montrent que le récit touche quelque chose de réel. C’est précisément pour cela que l’accompagnement de l’adulte est essentiel.
La vraie question : comment raconter ces histoires ?
Comment transmettre ces récits violents sans trahir leur profondeur, tout en les rendant accessibles à un enfant ?
Il s’agit de :
- trouver des mots ajustés
- donner des repères
- inscrire le récit dans une perspective de bonté, de relation et de sens
Transposer le récit biblique pour les enfants
Raconter la Bible à un enfant ne signifie pas la simplifier ou la lisser.
Il s’agit plutôt de transposer le récit, c’est-à-dire :
- réexpliquer
- rendre audible ce qui est dit, sans détourner le sens
- rester fidèle au texte tout en parlant le langage de l’enfance
C’est dans cette logique que les récits de BIBLUS sont travaillés, relus et ajustés, notamment par le Frère dominicain Olivier Catel, de l’École Biblique et Archéologique de Jérusalem afin de ne jamais tomber dans une simplification appauvrissante.
Nommer la violence sans la justifier
Dans certains récits bibliques, la violence est dite clairement :
- Caïn tue Abel
- lors de la Pâque, les premiers-nés égyptiens meurent
Ces événements ne sont ni effacés ni contournés. Ils sont racontés tels qu’ils se produisent, tout en étant mis en perspective.
L’enjeu est d’aider l’enfant à comprendre que :
- la violence est liée à des choix humains ou à des situations de rupture
- ces récits montrent les conséquences d’actes graves
- la Bible ne valorise pas la violence, loin de là, elle la traverse pour parler de justice, de responsabilité et de relation à Dieu
Relier les récits bibliques à des situations proches de l’enfant
Pour qu’un enfant puisse recevoir ces histoires, il est essentiel de les relier à des expériences qu’il connaît :
- la jalousie entre frères et sœurs (comme dans l’histoire de Caïn et Abel)
- le sentiment d’injustice
- la peur de perdre quelqu’un
- la colère qui déborde
Ces parallèles permettent à l’enfant de comprendre que la Bible parle aussi de ce qu’il vit, avec ses propres émotions.
Accueillir les questions sans chercher à tout expliquer
Face à un récit difficile, un enfant peut demander :
- « Pourquoi Dieu laisse faire ? »
- « Pourquoi quelqu’un meurt ? »
- « Est-ce que Dieu est gentil ? »
Il n’est pas nécessaire d’avoir une réponse parfaite.
Dire que certaines histoires sont complexes, que l’on peut y réfléchir ensemble, est déjà profondément rassurant.
Pourquoi l’audio est un support particulièrement adapté
L’audio permet :
- une immersion douce
- une narration incarnée
- un rythme qui laisse place à l’émotion
Avec BIBLUS, l’enfant écoute une histoire racontée, non lue, ce qui facilite la réception de récits forts.
La voix, le silence, le ton participent pleinement à la compréhension.
Faire confiance à la capacité de compréhension des enfants
Les enfants sont souvent plus capables qu’on ne le pense d’entendre des récits complexes, à condition d’être accompagnés.
Parler de la violence dans la Bible avec un enfant, ce n’est pas lui imposer une dureté inutile, c’est l’aider à mettre du sens sur des réalités humaines universelles.
Avec des mots simples, du temps et de l’écoute, ces récits peuvent devenir des sources de réflexion, de dialogue et de croissance.





